Jamendo offre une nouvelle gamme de produits payants, appelée Jamendo Pro, permettant de sonoriser par exemple un lieu public, un événement, un document audiovisuel ou un site web.
Mais pourquoi payer pour écouter de la musique libre ? parce que cette musique n'est pas toujours "totalement libre" : une certaine partie du catalogue de Jamendo est sous une licence Creative Commons "-nc", c'est-à-dire qu'aucun usage commercial ne doit être fait sans autorisation ; et un lieu public comme un bar, un espace de spectacle, une vidéo de promotion, ou un site web avec génération de revenus (dons, publicités...), peuvent avoir une visée commerciale, d'où une assimilation à un usage commercial de tout élément y prenant part. Cette restriction à la "liberté de cette musique" semble être principalement choisie, non pas pour éviter d'en faire un produit de consommation, mais principalement pour qu'un potentiel distributeur souhaitant en faire usage demande la levée à titre exclusif de cette restriction contre rétribution, qui ainsi n'est pas "oubliée". Jamendo négocie ainsi avec les auteurs de son catalogue un contrat "50-50" pour l'inclusion de leur musique dans leur catalogue/playlist commerciale, en échange de la levée à titre exclusif de cette restriction.
Cela fournit ainsi une source de revenus régulière pour Jamendo, une rémunération et un débouché de diffusion publique pour les auteurs (d'autant plus s'ils sont cités, clause -by de la licence Creative Commons, traduite dans les CGV de Jamendo - exemple en lien, point numéro 8) et donc une publicité, tout en offrant un répertoire libre et varié (en fait, le rôle que devraient tenir les radios, au lieu de nous matraquer le catalogue "actuel" ou "ex-actuel").
Des business-modèles qui ne feront sans doute pas vivre "seule" la culture libre (voir les dons, la publicité dans certains cas...), mais qui y contribueront, notamment au travers de sa diffusion.